Un voyage olfactif ancestral
Le Vetiver : une histoire de parfum


Le Vétiver d’Haïti (Chrysopogon Zizanioïde), originaire du sud de l’Inde, est utilisé depuis l’Antiquité. Connu sous le nom de Khus Khus en Inde, il a conquis l’Europe au XIXe siècle grâce aux parfumeurs.


Comme de nombreuses substances naturelles, le Vétiver d’Haïti (Chrysopogon Zizanioïde) est reconnu depuis des siècles. On trouve des mentions de son usage dans les textes ayurvédiques dès le dixième siècle avant Jésus-Christ. Originaire du sud de l’Inde, spécifiquement de la région du Tamil Nadu occidental, son nom dérive du mot tamoul « vettiveru ». Dans de nombreuses régions de l’Inde, il est également connu sous le nom de Khus Khus. Ce n’est qu’au début du dix-neuvième siècle que le vétiver a commencé à être introduit en Europe, principalement pour les besoins des grands parfumeurs.
La richesse des terres tropicales
Des variétés de Vetiver très différentes
Le vétiver est cultivé dans de nombreux pays tropicaux, notamment en Haïti, à Madagascar, en Indonésie, au Brésil et en Chine. Bien qu’il existe une douzaine d’espèces de vétiver, trois sont principalement utilisées en parfumerie : le vétiver Bourbon, le vétiver d’Haïti et le vétiver de Java, tous membres de la famille des Graminées et du genre Vetiveria Zizanioides. Le vétiver Bourbon est connu pour ses notes terreuses, délicates et légèrement rosées, tandis que le vétiver haïtien est plus boisé et vert, et le vétiver de Java est extrêmement fumé. Le vétiver haitien est considéré comme l’un des plus nobles, notamment pour sa qualité exceptionnelle, et le vétiver haïtien représente à lui seul près de la moitié de la production mondiale, qui s’élève à environ 150 tonnes par an.


Cette plante de la famille des graminées est intégrée dans certains soins cosmétiques. Le vétiver peut aider à apaiser vos journées, à combattre les insomnies, soigner les blessures, soulager les cycles menstruels et à stimuler le système immunitaire.
cf Markus Schirner 2002, « Aroma-Öle », Schirner Verlag, Darmstadt, 4. Édition 2011